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DIAB’LA

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Edition en français et prochainement en anglais.

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le roman graphique de Roland Monpierre d’après l’œuvre de Joseph Zobel.

"Mon père, Joseph Zobel, aurait été ravi de voir Diab’-là adapté en bande dessinée. Cela à cause de sa personnalité, du caractère du person- nage de Diab’-là et de l’histoire de ce roman.

La bande dessinée, un art à la croisée de l’écriture littéraire et de l’écriture graphique, correspond à ce qui passionnait Zobel : l’écriture et l’image.

L’essentiel de la bande dessinée est de raconter une histoire en images et en paroles avec simplicité et dynamisme. On retrouve ces qualités dans le style d’expression de Zobel, sous les formes multiples qu’il privilégiait, dans son métier d’écrivain avec l’écriture, dans son métier d’homme de scène avec les récitals de textes et poésie, et dans ses passe-temps, véri- tables passions qui tenaient une place importante dans sa vie : le dessin, la calligraphie, la poterie, la sculpture et l’ikebana.

À travers ces formes d’expression, Zobel manifestait ses talents de conteur et d’éducateur. Le pouvoir transformateur et libérateur de l’éduca- tion est l’héritage qu’il laissera dans tout son œuvre. Si l’école représente la clé de « la deuxième porte de notre liberté » comme dans La Rue Cases- Nègres, Diab’-là présente un héros qui se libère d’abord, à la force de ses bras, par son travail et son esprit d’indépendance.

Dans Diab’-là, les parallèles avec la bande dessinée abondent. Le choix des mots et le style d’écriture demeurent dépouillés. On sent le désir de se faire comprendre directement et sans artifice. Zobel veut toucher les cœurs et les esprits, en offrant des images, des situations, des paroles qui resteront dans notre mémoire et trouveront une résonance dans notre propre expérience tout en stimulant notre imaginaire et nous transpor- tant ailleurs. L’objectif d’une histoire bien racontée.

Cette approche directe, nous la retrouvons dans le personnage de Diab’-là. Zobel ne s’engage même pas à lui donner un nom propre. Il nous livre seulement le sobriquet sous lequel est connu le personnage. Chez cet homme, tout respire la simplicité; ce qui ne signifie pas ignorance ou 

passivité. C’est un esprit rebelle qui n’admet pas de maître et a décidé de la façon dont il veut vivre sa vie. En même temps, il irradie une force tranquille, un dynamisme plein de confiance en ses pouvoirs. Je ne peux m’empêcher de le comparer à certains héros de légendes japonaises, qui cultivent de telles qualités, et me rappeler que le Japon, célèbre pour son art graphique, allait exercer une fascination sur Zobel et une influence sur ses passions artistiques.

Le caractère de Diab’-là se prête donc parfaitement à une adaptation en bande dessinée.

Zobel, qui était curieux et aimait exprimer sa pensée et ses sentiments sous des formes différentes, recherchait l’élan et la souplesse. Il admirait le coup de plume unique, ferme et continu, nécessaire à la création d’un dessin à l’encre de Chine. Je me souviens qu’il étudia le scénario dans les années cinquante à Fontainebleau. J’étais toute jeune mais il m’encoura- geait à étudier avec lui et tracer des planches. Du story-board à la bande dessinée, il n’y a qu’un pas et je pense que mon père aurait aussi aimé expérimenter le 9e art.

Il aurait été impressionné par le travail et le talent de Roland Monpierre et séduit par son interprétation de Diab’-là. Il aurait admiré la façon dont Monpierre a su saisir le caractère de l’auteur et du personnage, ainsi que les lieux et l’époque où se déroule l’histoire. Le style de Monpierre est lui aussi simple et direct, avec le souci du détail. Monpierre manifeste d’ex- cellentes qualités graphiques qui lui permettent de jongler avec les cou- leurs et les perceptions. Dans son choix de nuances et tons sépia, il évoque subtilement la période et donne aux images une élégance et un relief. Avec force et souplesse dans son coup de crayon, il présente des personnages bien plantés dans un environnement dépouillé mais riche en beauté naturelle, car la nature est là qui soutient et nourrit. Les person- nages semblent jaillir de la terre elle-même; cette terre qui est pour Diab’-là le centre de tout, le lieu sacré où il a planté ses racines.

Au nom de Zobel, je remercie vivement Roland Monpierre et son équipe d’avoir donné une nouvelle vie sous cette forme originale à Diab’-là, ses personnages, son histoire et son message."

Jenny Zobel — Janvier 2015

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